Débat du 2ème tour : la question des ordonnances

Lors des réunions publiques que j’ai tenues pour le 1er tour, j’ai eu l’occasion de m’exprimer à plusieurs reprises sur l’utilisation des ordonnances pour faire passer une réforme du code du travail.

Quand on fait une réforme du code du travail, on impacte les 16 millions de salariés du secteur privé. Par conséquent, il n’est pas envisageable qu’une telle réforme soit définie et réalisée par une seule personne sans concertation : aussi, faire passer une réforme du travail par ordonnance n’est pas acceptable. Si je suis réélue le 18 juin, je voterai contre le principe des ordonnances. Il pourra y avoir une exception  pour le cas où la négociation menée entre le Gouvernement et les partenaires sociaux permette d’obtenir un accord, et que l’ordonnance proposée reprend l’intégralité de cet accord (j’ai d’ailleurs entendu que certains partenaires sociaux se disaient dans ce cas « pas choqués » par l’ordonnance).

A l’heure où j’écris ce post, j’ignore ce qui figurera au final dans la réforme qui sera proposée par le Président de la République ; je n’ai lu qu’une trame publiée par la presse. Dès lors, je suis à ce stade bien incapable de m’exprimer sur le fond.

 

1er tour de l’élection législative

A l’issue du 1er tour de l’élection législative, nous sommes 2 candidats à être qualifiés pour le second tour. Je voudrais tout d’abord remercier les Tarn-et-Garonnaises et Tarn-et-Garonnais qui sont allés voter et bien sûr celles et ceux qui m’ont apporté leurs suffrages.

Au plan national et régional, la configuration de ce second tour est inédite, puisque les partis traditionnels ne sont quasiment plus représentés. C’est donc une nouvelle donne qui s’ouvre. Cette nouvelle donne suscite des inquiétudes car la perspective d’un groupe ultra majoritaire à l’Assemblée nationale laisse craindre que le débat qui devrait y avoir lieu, ne puisse se tenir; et que les tensions que ce débat devrait permettre de résoudre ne se retrouvent dans la rue.

Dans la 1ère circonscription, je suis qualifiée pour le 2nd tour. Les électeurs et électrices nous ont permis d’obtenir le 1er score le plus resserré de Midi-Pyrénées avec le candidat En Marche. Comme au rugby,  je jouerai le match jusqu’au bout, et vous remercie de votre soutien !

Voici le lien vers la vidéo de TV locale

 

Monsieur le Secrétaire général

Ce dimanche 11 juin, s’est tenu le 1er tour de l’élection législative. Mais ce dimanche 11 juin est aussi le jour où nous avons appris le décès de Monsieur Florian Valat, secrétaire général de la Préfecture de Tarn-et-Garonne et sous-préfet de l’arrondissement de Montauban. Cette nouvelle nous a couverts d’effroi par sa brutalité, plus encore pour celles et ceux qui ont eu la chance de côtoyer Monsieur Valat. Je fais partie de ceux-là.

J’ai rencontré pour la première fois Monsieur Valat peu de temps après son arrivée en Tarn-et-Garonne, le lundi 27 mars, pour un premier échange visant à balayer l’ensemble des dossiers. Ce fut une conversation menée « tambour battant », à laquelle assistait aussi une partie de mon équipe parlementaire : tout le monde fit le constat d’un monsieur qui avait envie de faire avancer les choses.

Je lui avais évidemment parlé du projet de musée de l’abbaye de Beaulieu, ce projet qui me tient tant à cœur et qui a pu être relancé depuis 2013. Pour lui, cela aurait pu être un projet comme un autre : quand on est secrétaire général, on a avant tout en charge de faire « tourner la Préfecture », et les sujets sont multiples. Le dimanche qui suit notre première rencontre, le 2 avril à 11h, il me renvoie un texto « je viens de visiter l’abbaye de Beaulieu. J’ai aussi lu le rapport Meslet. J’aimerais vous voir pour échanger sur le sujet et essayer d’agir efficacement sur ce dossier, car le fait que le site soit sous-exploité est très regrettable ». Sur le coup, j’ai été surprise : nous avions donc un nouveau secrétaire général qui moins d’une semaine après notre première discussion était allé voir, le week-end, ce joyau qu’est Beaulieu, qui le reconnaissait comme tel et qui voulait prendre à bras le corps le sujet. Il n’avait pas menti, et quelques semaines plus tard, il avait mis un coup d’accélérateur au projet, réussissant à obtenir à Beaulieu la présence de la directrice du patrimoine du Centre des Monuments Nationaux (CMN) afin de nous présenter les grandes lignes des aménagements qui seront lancés dès l’été 2017.

Cet épisode n’est pas unique. Il y en a eu d’autres, sur d’autres sujets. Mais celui-ci est très éclairant sur l’investissement personnel que Monsieur le Secrétaire général mettait dans l’exercice de sa fonction.

Bien sûr depuis quelques semaines, je le voyais moins, du fait de la campagne électorale. Mais comme chacun, je m’interroge. Sa disparition constitue pour nous une onde de choc : quitter la vie à moins de 35 ans est une trop grande injustice.

J’adresse à son épouse et à sa famille mes condoléances sincères et attristées, avec une pensée très chaleureuse pour ses 3 petites filles. J’adresse également une pensée amicale à tous les agents de la Préfecture de Tarn-et-Garonne, très affectés par cette disparition.