« Pilier de l’Assemblée » : n°1 pour le travail parlementaire

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C’est le jour de la dernière séance de questions au gouvernement de la XIVème législature que l’agence « Rumeur Publique » a publié son rapport sur l’influence des députés à l’Assemblée nationale : elle a évalué leur capacité à « faire entendre leur voix », que ce soit au travers d’amendements votés ou aussi de manière indirecte par la presse et les réseaux sociaux.

J’ai eu le plaisir de découvrir que je suis classée n°1 pour le travail parlementaire mené sur la législature 2012-2017 ! Bien sûr, un travail parlementaire ne se mène jamais seul, et la fonction de rapporteure générale du budget pour laquelle j’ai été élue en avril 2014 m’a permis d’avoir un horizon d’intervention large. Mais il y a toujours une manière personnelle de faire avancer les choses, et pour ma part, j’ai privilégié le fonds, quitte parfois à « bousculer un peu les usages ».

Voici le lien vers l’interview recueillie par Rumeur publique à l’occasion de la publication de ce classement

Voici le lien vers l’étude complète

 

Voici également le lien vers l’article de France 3 Occitanie 

Aéroport de Toulouse : les propos de Mme Idrac sont décalés

Les propos qu’auraient tenus Madame Idrac (présidente du conseil de surveillance de la société qui gère l’aéroport de Toulouse) et qui ont été rapportés dans la presse, sont pour le moins surprenants.

Contrairement à ce qu’aurait indiqué Madame Idrac, les actionnaires majoritaires de l’aéroport que sont les collectivités locales, l’Etat et la CCI, n’ont pas introduit de politique dans le débat : ils ont juste exercé leur rôle d’actionnaire majoritaire, et ont souhaité que les réserves financières acquises au cours des exercices précédents par la société qui gère l’aéroport de Toulouse, restent dans la société et ne soient pas redistribuées sous forme de dividendes.

J’ai toujours exprimé de sérieuses réserves sur les conditions de privatisation de la société qui gère l’aéroport de Toulouse, à la fois publiquement et auprès du Ministre de l’Economie dans un courrier daté du 24 juin 2015 et lors de ma visite à son ministère.

Je m’interroge aujourd’hui sur la redistribution des réserves financières de la société de l’aéroport voulue par l’actionnaire principal, qui représenterait une ponction très importante (17,5 millions d’€) de 25% de ces réserves, soit près de 4 ans de bénéfice net annuel de la société de l’aéroport, et interviendrait à peine un an après la finalisation du processus de rachat.

Dans un courrier daté du 14 juin, j’ai donc sollicité, dans le cadre prévu par l’article 57 de la loi organique relative aux lois de finances, le Ministre de l’Economie afin qu’il m’indique les dispositions inscrites par l’Etat dans le contrat de cession de ses parts au groupe Casil Europe, pour éviter que les réserves acquises au cours des exercices précédents ne soient ainsi prélevées.