Débat du 2ème tour : la question des ordonnances

Lors des réunions publiques que j’ai tenues pour le 1er tour, j’ai eu l’occasion de m’exprimer à plusieurs reprises sur l’utilisation des ordonnances pour faire passer une réforme du code du travail.

Quand on fait une réforme du code du travail, on impacte les 16 millions de salariés du secteur privé. Par conséquent, il n’est pas envisageable qu’une telle réforme soit définie et réalisée par une seule personne sans concertation : aussi, faire passer une réforme du travail par ordonnance n’est pas acceptable. Si je suis réélue le 18 juin, je voterai contre le principe des ordonnances. Il pourra y avoir une exception  pour le cas où la négociation menée entre le Gouvernement et les partenaires sociaux permette d’obtenir un accord, et que l’ordonnance proposée reprend l’intégralité de cet accord (j’ai d’ailleurs entendu que certains partenaires sociaux se disaient dans ce cas « pas choqués » par l’ordonnance).

A l’heure où j’écris ce post, j’ignore ce qui figurera au final dans la réforme qui sera proposée par le Président de la République ; je n’ai lu qu’une trame publiée par la presse. Dès lors, je suis à ce stade bien incapable de m’exprimer sur le fond.

 

1er tour de l’élection législative

A l’issue du 1er tour de l’élection législative, nous sommes 2 candidats à être qualifiés pour le second tour. Je voudrais tout d’abord remercier les Tarn-et-Garonnaises et Tarn-et-Garonnais qui sont allés voter et bien sûr celles et ceux qui m’ont apporté leurs suffrages.

Au plan national et régional, la configuration de ce second tour est inédite, puisque les partis traditionnels ne sont quasiment plus représentés. C’est donc une nouvelle donne qui s’ouvre. Cette nouvelle donne suscite des inquiétudes car la perspective d’un groupe ultra majoritaire à l’Assemblée nationale laisse craindre que le débat qui devrait y avoir lieu, ne puisse se tenir; et que les tensions que ce débat devrait permettre de résoudre ne se retrouvent dans la rue.

Dans la 1ère circonscription, je suis qualifiée pour le 2nd tour. Les électeurs et électrices nous ont permis d’obtenir le 1er score le plus resserré de Midi-Pyrénées avec le candidat En Marche. Comme au rugby,  je jouerai le match jusqu’au bout, et vous remercie de votre soutien !

Voici le lien vers la vidéo de TV locale

 

Réunion publique à Villebrumier le 7 juin et CSG

Mercredi 7 juin, nous étions à Villebrumier pour une nouvelle réunion publique. Retour sur la question de la hausse de la CSG proposée par le Président de la République et qui a donné lieu à plusieurs échanges.

Si on prend l’exemple de la hausse de la CSG, il est parfaitement légitime de mettre dans le débat l’harmonisation du taux entre les actifs et les retraités. Mais le seuil de revenu à partir duquel se ferait cette harmonisation est trop bas : pour un retraité avec 1200€ par mois de retraite, la hausse proposée est de 250€ sur l’année (soit l’équivalent d’une facture d’eau à payer en plus).
  • Si à l’Assemblée, il y a des députés qui ne sont pas dans le groupe majoritaire tout en étant dans une démarche constructive, il y a une chance qu’il puisse y avoir un débat sur le seuil à partir duquel s’opère cette hausse.
  • Si au contraire, il y a un groupe très majoritaire, il n’y aura pas de débat sur le seuil et la hausse sera votée ainsi.
 Pour ma part, je suis très attachée à la question du pouvoir d’achat et je ne peux pas accepter que dès 1200€ de revenu par mois, les retraités voient leur pouvoir d’achat amputé. Je pense que socialement, c’est mauvais… et c’est également économiquement mauvais pour notre département. Le 82 compte 50 000 retraités (soit l’équivalent de la population de Montauban). Augmenter la CSG dès 1200 euros de revenu par mois, revient à baisser les revenus de 30 000 d’entre eux. Ceci conduit à ponctionner 10 millions d’euros par an à notre département, ce qui signifie concrètement 10 millions d’euros de consommation en moins … donc 10 millions d’euros en mois pour l’activité économique de notre département. 
Certains prétendent que cette hausse de la CSG serait compensée par la suppression de la taxe d’habitation. C’est peut-être théoriquement vrai, mais concrètement faux…. d’abord parce que le Ministère des finances ne sait pas précisément si ceux qui subiront la hausse de CSG auront aussi la baisse de la taxe d’habitation. Dès mon élection comme rapporteure générale du budget en avril 2014, j’ai sollicité le Ministère des finances pour avoir une vision globale par niveau de revenu de l’ensemble des taxes et impôt payés (impôt sur le revenu + taxe d’habitation + CSG). J’ai même fait une « saisie sur pièce et sur place ». Après de nombreuses démarches,  le Ministère des finances a fini par m’avouer qu’il n’était pas capable d’avoir une vision précise de la somme des impôts payés, par niveau de revenu des ménages. Dès lors toutes celles et tous ceux qui disent « circulez, il n’y a rien à voir, la hausse de la CSG sera compensée par une potentielle baisse de la taxe d’habitation », vous mentent… car il n’y a pas de lien automatique entre les 2. Pour preuve, le tableau que j’avais publié en novembre 2015 sur la base des retours du Ministère des finances…. ce tableau est vide car le Ministère des finances n’a rien pu donner.