Blanchisserie Bargues de Montauban : l’ambition « 30 glorieuses » portée par 5 générations

Vendredi 1er juin, la blanchisserie Bargues a inauguré ses nouveaux locaux en présence de ses salariés (en photo), de ses clients, de nombreux entrepreneurs du Tarn-et-Garonne et de quelques élus. Au-delà du côté convivial et sympathique de l’inauguration, la success story mérite quelques lignes.

Entreprises familiales : un modèle qui a façonné les 30 glorieuses

Les entreprises familiales sont de moins en moins nombreuses dans notre pays. Pourtant, ce sont elles qui, avec quelques grands groupes au départ pilotés par l’État, ont façonné l’économie française et contribué à l’émergence des 30 glorieuses. Le Tarn-et-Garonne a la chance d’en compter encore quelques-unes : par exemple, Farella dans l’aéronautique, Pécou pour les dragées ou encore Cave-Gualino dans la santé. La blanchisserie Bargues partage avec ces fleurons l’inscription d’un succès porté par l’histoire familiale, désormais incarnée par sa 5ème génération : elle est aujourd’hui la seule blanchisserie indépendante de la région Occitanie (toutes les autres appartiennent désormais à des grands groupes).

Cinq générations se sont succédé à la tête de l’établissement, et chaque génération a compris que prendre la direction d’une entreprise familiale, ce n’est pas gérer un héritage patrimonial ni une rente. Chaque génération a réussi parce qu’elle ne s’est pas contentée de faire perdurer le modèle existant. Elle a innové en intégrant les enjeux de son époque et en les transformant en levier.

Les enjeux d’aujourd’hui comme leviers de création de valeur

Pour la blanchisserie, les enjeux d’aujourd’hui sont doubles : la qualité de service apportée aux clients et l’enjeu environnemental. Cela peut paraître un peu anodin de le dire ainsi, comme si ces 2 enjeux n’existaient pas auparavant. Bien sûr qu’ils existaient ! Mais ils n’étaient pas aussi vitaux : aujourd’hui, la concurrence a changé de dimension tant sur le plan géographique que sur les modes de consommation. Le modèle de l’entreprise familiale est désormais concurrencé sur son propre périmètre géographique – ce qui n’était pas le cas auparavant –  par des grands groupes qui pratiquent la stratégie des prix cassés pour accroître leur part de marché : cela exige d’accroître les facteurs de différenciation pour « conserver ses clients » et mieux en récupérer de nouveaux. Cette donne là est parfaitement intégrée par la blanchisserie Bargues reconnue pour la qualité de son travail (à ce titre, le commentaire d’un chirurgien louant la minutie du repassage des cols de ses blouses est éclairant !)

Quant à l’enjeu environnemental, il a été transformé en levier pour réduire les coûts. Pour respecter les normes environnementales et même aller au-delà, la blanchisserie a mené de lourds investissements dans des matériels et process innovants. Résultat des courses : elle consomme 3 fois moins d’électricité que ses concurrents classiques et 4 fois moins d’eau que les machines à laver domestiques. Au final, elle dispose d’une installation intelligente qui pollue moins, et qui « en même temps » dépense moins : ceci réduit ses coûts de production ce qui lui permet de positionner sa qualité de service supérieure aussi en prix face à ses concurrents.

La 5ème génération en mode duo

Une entreprise familiale, c’est plus qu’un business. Vu de l’extérieur, il y a une forme d’alchimie : on se demande toujours comment cette passion, cet enthousiasme arrive à se transmettre de génération en génération. Thierry – la 4ème génération – a confié qu’il savait « que sa fille reprendrait un jour l’entreprise. Petite, elle venait voir les nouvelles machines ».

Pourtant, cette alchimie ne se décrète pas. C’est le patrimoine intangible qui existe dans une famille : c’est un patrimoine qui ne se vend pas, qui ne s’achète pas, qui se transmet par la foi dans le travail et la capacité à avoir envie de faire des choses. Vu de l’extérieur cela ressemble à une force incroyable qu’on ne sait pas décoder. Vu de l’extérieur, on se dit aussi que c’est ce qui manque au capitalisme financier qui a perdu cette foi là, et qui finira du coup tout simplement par se perdre.

L’histoire de la 5eme génération, c’est celle d’un couple moderne – Stéphanie et Julien – et pleinement ancré dans le 21e siècle qui contrairement aux recommandations des Tontons flingueurs a momentanément quitté Montauban pour faire ses premières  armes ailleurs, découvrir et se confronter à la gestion et au management dans des grands groupes français et anglo saxons. C’est armés de cette expérience que Stéphanie et Julien ont pris les rênes de la blanchisserie, et l’ont fait rentrer dans une nouvelle modernité, passant de 1300m² à 3600m² avec des machines du dernier cri en matière de technologie. Quand on les écoute parler de leur projet et de leur réalisation, on sent leur « niaque » : pas une niaque pour eux, mais une niaque communicative qui emporte l’adhésion. Vendredi soir, c’était émouvant de voir les 28 salariés rassemblés autour d’eux, affichant un véritable esprit d’équipe. Autre détail qui ne trompe pas : les nouveaux équipements ont été pensés et installés dans l’objectif de réduire la pénibilité du travail (chaleur, éviter à avoir à pousser des chariots lourds de linge surtout quand on sait que chaque jour ce sont 10 tonnes de linge propre qui sortent de la blanchisserie !)

Vous l’aurez compris : la blanchisserie Bargues fait partie des pépites de Montauban !

Lien vers le site Internet de la blanchisserie Bargues

60 ans du club de basket de Caussade

Plus de 400 personnes (joueurs, dirigeants, bénévoles, entraîneurs, élus) ont fêté samedi 19 les 60 ans du Sport Athlétique Caussade Basket, un club emblématique dont le rayonnement dépasse largement le périmètre caussadais du fait de son dynamisme et bien sûr de ses résultats sportifs : il y eut des féminines en nationale il y a quelques années et plus récemment (il y a en fait seulement quelques jours) l’équipe d’handi basket a été classée vice-championne de France manquant le titre de champion d’un seul petit point. Chacune et chacun a pu se remémorer les belles performances caussadaises grâce à une exposition photo extrêmement riche et couvrant les 60 années d’existence du club.

Un grand merci à tous les bénévoles et au président Philippe Poumarède (à gauche sur la photo) pour cette soirée, et au-delà pour la dynamique positive du club !

Petit clin d’oeil à Brigitte Desbois (à droite sur la photo), présidente de la ligue Pyrénées de basket ball, une fidèle du club caussadais !

 

 

Nuit européenne des musées : une première pour Beaulieu !

Une belle première à Beaulieu qui a ouvert ses portes pour la nuit européenne des musées ! Et cette première fut un grand succès, si l’on en juge à la fois par l’affluence et par la qualité et l’originalité de la programmation :

  • une oeuvre monumentale de l’artiste chinois Liu Jia, décrite par le musée des Abattoirs comme « un cortège de créatures, hybrides, traverse la nef de l’abbaye pour conjurer les âges et mixer les cultures ». Voici le lien vers quelques indications fournies par le musée des Abattoirs de Toulouse
  • une performance de l’artiste Emilie Franceschin autour de l’oeuvre de Liu Jia.
  • un jardin éphémère dans le cloître constitué de bambous
  • un concert dont la scène a été installée au milieu du jardin éphémère, par le groupe Serafine (voici le lien vers le site)
  • et en prime une boisson indienne (le Chaï) servie par le nouveau conservateur de l’abbaye

Voici le lien vers le site du Centre des Monuments Nationaux qui à l’initiative du nouveau conservateur pour Beaulieu, a initié cette première

LGV Bordeaux – Toulouse : le Conseil d’Etat rejette les recours émis contre le projet

Au moment où l’Assemblée nationale débat de l’avenir de la SNCF, le Conseil d’État a rendu ce jour sa décision concernant les recours engagés par plusieurs associations et communes contre le projet de LGV Bordeaux – Toulouse. La décision est disponible via ce lien. « Le Conseil d’État juge tout d’abord que la procédure suivie a été régulière ». Par ailleurs, sur le fond il « reconnaît tout d’abord l’intérêt public que présente ce projet pour l’aménagement du territoire ».

Cette décision signifie que les derniers obstacles juridiques ont été levés. C’est donc maintenant à l’Etat de reprendre l’initiative en remplissant ses engagements. Pour l’heure, le Gouvernement n’a rien annoncé de tangible. Il s’est contenté – tout au moins dans le débat public – d’opposer les trains du quotidien à la LGV. Or dans notre région, les réseaux ferroviaires connaissent une saturation telle qu’elle ne pourra être résolue que via un vrai élargissement du réseau. Cet élargissement via la création de la LGV devrait aussi permettre au FRET de se relancer, afin de limiter l’augmentation des poids lourds sur les routes ce qui a pour effet une augmentation du trafic et donc des émissions de CO2.

19 mars 1962 – 19 mars 2018

 

Ce 19 mars 2018 marque le 56ème anniversaire du cessez le feu de la guerre d’Algérie, instauré par les accords d’Evian.

Nous avons débuté avec un jour d’avance les cérémonies de commémoration. Ce dimanche 18 mars, je me suis rendue à Saint-Vincent d’Autéjac et à Caylus.

Pour mémoire, c’est en 2013 que la commémoration de cessez le feu s’est tenue pour la 1ère fois de manière officielle un 19 mars. Ceci a été rendu possible par la loi votée le 6 décembre 2012  qui instaure le 19 mars comme « Journée Nationale du Souvenir et de Recueillement à la mémoire des Victimes civiles et militaires de la Guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ».

Le choix de cette date acte, comme cela est le cas pour toutes les guerres, un cessez-le feu officiel. Il ne nie évidemment pas les violences qui ici ou là se sont poursuivies, engendrant de nombreuses souffrances, pas plus que la situation plus que délicate des rapatriés et des harkis.

 

15 mars 2012 – 15 mars 2018

Ce 15 mars, avec le conseiller régional Patrice Garrigues, les conseillères départementales Cathie Bourdoncle et Dominique Sardeing-Rodriguez, le conseiller départemental José Gonzalez et le conseiller municipal Arnaud Hillion, nous nous sommes retrouvés devant la stèle érigée à Montauban en hommage aux soldats du 17ème RGP victimes de la barbarie le 12 mars 2012.

Un instant de silence et quelques fleurs pour Abel Chennouf et de Mohamed Legouad qui perdirent la vie. Loïc Liber fut lui blessé à jamais.

Ce 15 mars 2012 a marqué pour toujours Montauban. Notre détermination et notre mobilisation face au terrorisme sont intactes.

Journée international des droits de la femme

Cette année, j’ai choisi deux thématiques pour la journée internationale des droits de la femme :

  • Les salariés des EHPAD, principalement des femmes. Le 30 janvier dernier elles ont organisé une journée de mobilisation pour interpeller sur leurs conditions de travail. A l’occasion de ce 8 mars, je me suis rendue à l’EHPAD de Lafrançaise où j’ai rencontré des aides-soignantes et des salariées en charge de l’hôtellerie : nous avons eu un échange très intéressant et direct sur l’évolution de leurs conditions de travail.

  • L’initiative lancée par des lycéennes du lycée Claude Nougaro de Monteils / Caussade qui a conduit l’établissement à engager une réflexion, pendant une année, sur les stéréotypes qui sévissent à l’encontre des jeunes filles et qui conduisent à dévaloriser les filles. Cette initiative a concerné l’ensemble des classes de première, elle s’est conclue par une exposition ce 8 mars dans le hall du lycée reprenant l’ensemble des remarques des jeunes et par une conférence. Comme l’a indiqué avec justesse Monsieur le Proviseur, l’objectif est de déconstruire une représentation qui s’impose à notre insu.

Merci à l’ensemble des intervenants pour leur accueil !