Commémoration du 8 mai 1945

8 mai 1945 : se souvenir que la paix est un bien si précieux, à préserver et à défendre face à toutes les idéologies totalitaires

– À Montauban, j’ai participé à la cérémonie en présence des élus (Patrice Garrigues, conseiller régional de La Région Occitanie / Pyrénées-MéditerranéeCathie Bourdoncle-Larnaudie, conseillère départementale, Arnaud Hilion, conseiller municipal et notre tête de liste aux municipales de Montauban. Petit clin d’oeil aux élus de gauche également présents :Dominique Salomon, vice-presidente du Conseil régional, Jose Gonzalez, conseiller départemental et Rodolphe Portoles, conseiller municipal et communautaire de Montauban), des associations patriotiques, et des militaires du 17e RGP et du 9eme BSAM

 

– À Caussade, Gérard Craïs a déposé une gerbe en nos deux noms

 


– À Septfonds, la municipalité organise chaque année des commémorations sur toute une matinée : du monument aux morts de la commune, au mémorial du Camp de Judes, à l’Oratoire polonais, à la Stèle des déportés juifs, et pour finir au cimetière espagnol. C’est l’occasion de réunir dans un même hommage toutes les victimes des barbaries du XXe siècle.
L’histoire de Septfonds n’est malheureusement pas assez connue dans notre département. Des 1939, le gouvernement français décide d’y installer un camp, le camp de Judes ou sont passées sans doute plus de 25000 personnes (on ne connaît pas le nombre exact, le Préfet de l’époque ayant ordonné en 1945 la destruction des archives après le départ des derniers convois de Juifs).

Parce que cette histoire est insuffisamment connue, l’historienne de renom, Geneviève Armand Dreyfus, a décidé de consacrer un ouvrage entier au camp, qu’elle vient de publier et qu’elle a présentée, à l’issue des commémorations à l’invitation de l’association Pierre Negre et de la municipalité. À lire absolument ! Voici également le lien vers l’interview qu’elle a donnée à la Dépêche du Midi.

https://www.ladepeche.fr/…/lhistorienne-armand-dreyfus-publ…

Au camp de Septfonds ont été parqués des républicains espagnols fuyant le régime franquiste, mais aussi des Polonais et des Juifs. Comme le rappelle la stèle érigée au cœur de Septfonds, 295 Juifs dont 26 enfants âgés de 3 à 17 ans ont été envoyés depuis Septfonds dans les camps de la mort de l’Allemagne nazie et n’en sont jamais revenus.

À l’occasion des 80 ans de la Retirada, la municipalité de Septfonds nous a proposé de déposer une rose blanche sur chacune des 81 tombes de républicains espagnols morts au camps de Judes.

Ce 8 mai fut de nouveau une journée riche de réflexion sur notre passé et de découvertes grâce à Geneviève Armand Dreyfus, grâce à Monsieur le Maire de Septfonds Jacques Tabarly et l’ensemble du conseil municipal très mobilisé pour faire connaître et vivre la mémoire comme en témoigne la maison des Mémoires qu’ils ont ouverte en 2017.

Voici quelques photos de la journée (pour celles de Montauban, merci à Patrice Garrigues)

Le Tarn-et-Garonne a du talent : les 10 ans de la course des coteaux de Mirabel

Avec le retour des beaux jours, j’ai envie de vous parler du talent du Tarn-et-Garonne, décliné dans de multiples domaines.

Pour commencer cette petite rubrique, voici la Course des coteaux de Mirabel qui fête cette année sa 10eme édition et qui s’est déroulée ce samedi 20 avril.

Créée par quelques passionnés de Mirabel, cette course cumule de nombreuses originalités positives :
– sportivement, elle est difficile, tout simplement parce que les parcours retenus par les organisateurs comportent beaucoup de dénivelé. Ainsi pour les 10km, il y a plus de 200 mètres de dénivelé.
– financièrement, c’est sans doute la moins chère de tous les trails
– géographiquement, elle permet aux marcheurs et coureurs d’emprunter des sentiers privés au milieu des coteaux que les propriétaires acceptent d’ouvrir pour l’occasion. C’est un paysage magnifique qui s’offre aux sportifs. Et la nuit les lampes frontales des coureurs du trail font apparaître comme de petites lucioles au milieu des coteaux. C’est juste splendide
– plus classiquement, elle offre un tshirt avec l’inscription, en fait un BEAU t-shirt que l’on peut collectionner au fil des ans.
– gustativement, les organisateurs préparent et font cuire sur place de délicieuses Flammenküche que l’on a envie de manger sans modération (!!!) et qui sont agrémentées de vins et jus de fruits locaux

Vous l’aurez compris, c’est une très belle course soutenue depuis le début par Monsieur le Maire et la municipalité, et qui rassemble plus de 600 coureurs venus de tout le département et de la région Occitanie.

L’équipe à la tête de l’association a décidé de passer la main après 10 ans d’un engagement sans faille. Avec d’autres, je formule le voeu que cette belle aventure puisse se poursuivre.

Le Tarn-et-Garonne a du talent : le tournoi des écoles de rugby organisé par le Bas Quercy Rugby

 

Le Tarn-et-Garonne a du talent : le tournoi des écoles de rugby organisé par le Bas Quercy Rugby

Pour poursuivre la série « le Tarn-et-Garonne a du talent », voici un petit zoom sur le tournoi des écoles de rugby organisé chaque année depuis 1994 (25 ans cette année ! ) au stade de la Piboulette à Caussade, et dont l’édition 2019 s’est tenue ce samedi 20 avril.

Au programme :
– plus de 1000 joueurs allant des U6 aux U14
– plus de 70 équipes en compétition venues principalement de La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée mais aussi d’autres régions
– une journée entière de compétition, avec cette année le soleil qui fut de la partie !

Merci aux bénévoles, éducateurs et dirigeants du BQR qui font de ce tournoi un très beau moment de rugby !

Enfin, petit clin d’œil aux équipes de la 1ère circonscription qui se sont retrouvées sur le podium : Ecole de Rugby US Montauban 1ère des U14, SC Nègrepelisse 2eme des U10 et U8, et Bas Quercy Rugby 3ème des U8

Commémoration du 19 mars 1962

Comme chaque année, j’ai participé aux cérémonies organisées en Tarn-et-Garonne pour commémorer le 19 mars 1962, date de l’accord de cessez-le feu de la guerre d’Algérie.

Ces cérémonies sont particulièrement émouvantes, parce qu’elles sont suivies par beaucoup d’anciens combattants qui ont été en Algérie, soit comme appelés, soit comme rappelés, soit comme militaires engagés, ce qui n’est quasiment plus le cas pour les commémorations du 11 novembre et du 8 mai. Il y a donc un témoignage humain bien vivant, silencieux le plus souvent, mais dont le regard traduit une émotion intense qui inspire un immense respect. La guerre d’Algérie a fait dans les rangs français entre 25 000 et 30 000 morts, et 70 000 blessés. Les histoires humaines liées à ces morts et blessés resteront pour certaines tues à jamais, d’autres se révèlent doucement au fil des ans. C’est une page de notre histoire de France qui n’est pas encore assez connue.

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A Laguépie, dimanche 17 mars 2019 : au cours de la cérémonie, Madame la Maire a dévoilé une oeuvre réalisée par le sculpteur Bernard Mages, dédiée aux victimes de la guerre d’Algérie

Crédit photo : Sapeur-pompier 1ère classe Hadrien Coisne

A Caylus, dimanche 17 mars 2019, discours de Monsieur le Maire

A Saint-Vincent d’Autéjac, mardi 19 mars 2019, avec Gérard Craïs, député suppléant et maire d’Auty. En amont de la cérémonie, nous remontons la très belle allée de platanes qui relie la mairie et le monument aux morts.

A Caussade, mardi 19 mars 2019, avec Gérard Craïs, député suppléant et maire d’Auty

A Montauban, mardi 19 mars 2019 avec Patrice Garrigues, conseiller régional, Cathie Bourdoncle, conseillère départementale et Arnaud Hilion, conseiller municipal

 

 

Montauban, Toulouse : 11, 15 et 19 mars 2012

11, 15 et 19 mars 2012 à Montauban et Toulouse : les vies d’Imad, Abel, Mohamed, Myriam, Jonathan, Gabriel, Arieh fauchées par la folie meurtrière d’un terroriste radicalisé, celle de Loïc gravement abîmée. Ils sont pour toujours dans nos mémoires. La lutte contre le fléau terroriste doit se poursuivre sans relâche et sans faiblesse

Jean Guthmüller

Photo qui date de  2013 : de gauche à droite Gérard Craïs (maire d’Auty, devenu depuis député suppléant), Valérie Rabault, Jean Guthmüller (maire de Vazerac jusqu’en 2014), Guy Hébral (maire de Molières jusqu’en 2014 et ancien conseiller général), Maïté Luengo (adjointe au maire de Puycornet), Jean-Claude Hébrard (maire de Labarthe, décédé depuis)

Samedi 2 mars, Jean Guthmüller, qui fut maire de Vazerac pendant 15 ans, de 2001 à 2016, s’est éteint. C’est une grande tristesse.

Jean Guthmüller, est avant tout une voix, une voix grave, calme, posée et rassurante qui traduit tout à la fois la profondeur de la réflexion et la chaleur de l’humanité. Aujourd’hui, c’est cette voix que nous n’entendrons plus et qui nous manque déjà.

Une voix au regard malicieux, qui va de l’avant. Aller de l’avant aurait pu être sa devise tant il a construit que ce soit au lycée Bourdelle et bien sûr à Vazerac. Un ancien élève disait de lui que « partout où il passe, il transforme ». C’est vrai. Chez Jean, il y a l’obsession de préparer en permanence l’avenir, et de ne jamais se laisser bercer par le ronron du présent. A Vazerac, on lui doit un soutien inconditionnel à la Grange où il aimait tant à emmener ses visiteurs, la très belle extension de l’école, les lotissements, la volonté d’aménager le centre bourg, …

Pour réussir tout cela, il faut déployer une volonté de fer et une immense énergie, tant les embûches administratives peuvent être tenaces.

Ne jamais se soumettre aux contrariétés mais en rire aussi. Je me souviens de discussions à bâton rompus où nous finissions par rire des absurdités de quelques règlements administratifs, plutôt qu’avoir à se lamenter du mépris pour les campagnes que nourrissent quelques technocrates parisiens. Cet humour et ce rire malicieux n’étaient peut-être pas ce que l’on découvre au premier abord chez cet homme sérieux et rigoureux, mais c’était un vrai rire.

Chez Jean, il y a aussi la générosité, celle qui consiste à donner sa chance à chacune et chacun parce qu’il croit fermement au génie humain, tout en étant inquiet – comme sur le qui vive – de certaines évolutions de notre société. Jean est celui qui incite chacune et chacun à se dépasser, à s’ouvrir aux autres… non pas en pensant que l’herbe est plus verte ailleurs, mais en pensant que le monde mérite d’être connu. Jean a travaillé à l’ambassade de France à Berlin, en Afrique…. toujours avec l’idée de porter le drapeau de la France, c’est à dire en montrant aux autres ce que nous avons de meilleur et ce que nous sommes capables de faire, mais toujours avec un grand respect de l’autre et sans sectarisme.

Que le souvenir de sa générosité, que le souvenir de sa voix, que le souvenir de sa volonté à inviter chacune et chacun à repousser ses propres limites continuent à vivre très longtemps dans nos mémoires.

Au revoir Monsieur le Maire