60 ans du club de basket de Caussade

Plus de 400 personnes (joueurs, dirigeants, bénévoles, entraîneurs, élus) ont fêté samedi 19 les 60 ans du Sport Athlétique Caussade Basket, un club emblématique dont le rayonnement dépasse largement le périmètre caussadais du fait de son dynamisme et bien sûr de ses résultats sportifs : il y eut des féminines en nationale il y a quelques années et plus récemment (il y a en fait seulement quelques jours) l’équipe d’handi basket a été classée vice-championne de France manquant le titre de champion d’un seul petit point. Chacune et chacun a pu se remémorer les belles performances caussadaises grâce à une exposition photo extrêmement riche et couvrant les 60 années d’existence du club.

Un grand merci à tous les bénévoles et au président Philippe Poumarède (à gauche sur la photo) pour cette soirée, et au-delà pour la dynamique positive du club !

Petit clin d’oeil à Brigitte Desbois (à droite sur la photo), présidente de la ligue Pyrénées de basket ball, une fidèle du club caussadais !

 

 

Nuit européenne des musées : une première pour Beaulieu !

Une belle première à Beaulieu qui a ouvert ses portes pour la nuit européenne des musées ! Et cette première fut un grand succès, si l’on en juge à la fois par l’affluence et par la qualité et l’originalité de la programmation :

  • une oeuvre monumentale de l’artiste chinois Liu Jia, décrite par le musée des Abattoirs comme « un cortège de créatures, hybrides, traverse la nef de l’abbaye pour conjurer les âges et mixer les cultures ». Voici le lien vers quelques indications fournies par le musée des Abattoirs de Toulouse
  • une performance de l’artiste Emilie Franceschin autour de l’oeuvre de Liu Jia.
  • un jardin éphémère dans le cloître constitué de bambous
  • un concert dont la scène a été installée au milieu du jardin éphémère, par le groupe Serafine (voici le lien vers le site)
  • et en prime une boisson indienne (le Chaï) servie par le nouveau conservateur de l’abbaye

Voici le lien vers le site du Centre des Monuments Nationaux qui à l’initiative du nouveau conservateur pour Beaulieu, a initié cette première

LGV Bordeaux – Toulouse : le Conseil d’Etat rejette les recours émis contre le projet

Au moment où l’Assemblée nationale débat de l’avenir de la SNCF, le Conseil d’État a rendu ce jour sa décision concernant les recours engagés par plusieurs associations et communes contre le projet de LGV Bordeaux – Toulouse. La décision est disponible via ce lien. « Le Conseil d’État juge tout d’abord que la procédure suivie a été régulière ». Par ailleurs, sur le fond il « reconnaît tout d’abord l’intérêt public que présente ce projet pour l’aménagement du territoire ».

Cette décision signifie que les derniers obstacles juridiques ont été levés. C’est donc maintenant à l’Etat de reprendre l’initiative en remplissant ses engagements. Pour l’heure, le Gouvernement n’a rien annoncé de tangible. Il s’est contenté – tout au moins dans le débat public – d’opposer les trains du quotidien à la LGV. Or dans notre région, les réseaux ferroviaires connaissent une saturation telle qu’elle ne pourra être résolue que via un vrai élargissement du réseau. Cet élargissement via la création de la LGV devrait aussi permettre au FRET de se relancer, afin de limiter l’augmentation des poids lourds sur les routes ce qui a pour effet une augmentation du trafic et donc des émissions de CO2.

19 mars 1962 – 19 mars 2018

 

Ce 19 mars 2018 marque le 56ème anniversaire du cessez le feu de la guerre d’Algérie, instauré par les accords d’Evian.

Nous avons débuté avec un jour d’avance les cérémonies de commémoration. Ce dimanche 18 mars, je me suis rendue à Saint-Vincent d’Autéjac et à Caylus.

Pour mémoire, c’est en 2013 que la commémoration de cessez le feu s’est tenue pour la 1ère fois de manière officielle un 19 mars. Ceci a été rendu possible par la loi votée le 6 décembre 2012  qui instaure le 19 mars comme « Journée Nationale du Souvenir et de Recueillement à la mémoire des Victimes civiles et militaires de la Guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ».

Le choix de cette date acte, comme cela est le cas pour toutes les guerres, un cessez-le feu officiel. Il ne nie évidemment pas les violences qui ici ou là se sont poursuivies, engendrant de nombreuses souffrances, pas plus que la situation plus que délicate des rapatriés et des harkis.

 

15 mars 2012 – 15 mars 2018

Ce 15 mars, avec le conseiller régional Patrice Garrigues, les conseillères départementales Cathie Bourdoncle et Dominique Sardeing-Rodriguez, le conseiller départemental José Gonzalez et le conseiller municipal Arnaud Hillion, nous nous sommes retrouvés devant la stèle érigée à Montauban en hommage aux soldats du 17ème RGP victimes de la barbarie le 12 mars 2012.

Un instant de silence et quelques fleurs pour Abel Chennouf et de Mohamed Legouad qui perdirent la vie. Loïc Liber fut lui blessé à jamais.

Ce 15 mars 2012 a marqué pour toujours Montauban. Notre détermination et notre mobilisation face au terrorisme sont intactes.

Journée international des droits de la femme

Cette année, j’ai choisi deux thématiques pour la journée internationale des droits de la femme :

  • Les salariés des EHPAD, principalement des femmes. Le 30 janvier dernier elles ont organisé une journée de mobilisation pour interpeller sur leurs conditions de travail. A l’occasion de ce 8 mars, je me suis rendue à l’EHPAD de Lafrançaise où j’ai rencontré des aides-soignantes et des salariées en charge de l’hôtellerie : nous avons eu un échange très intéressant et direct sur l’évolution de leurs conditions de travail.

  • L’initiative lancée par des lycéennes du lycée Claude Nougaro de Monteils / Caussade qui a conduit l’établissement à engager une réflexion, pendant une année, sur les stéréotypes qui sévissent à l’encontre des jeunes filles et qui conduisent à dévaloriser les filles. Cette initiative a concerné l’ensemble des classes de première, elle s’est conclue par une exposition ce 8 mars dans le hall du lycée reprenant l’ensemble des remarques des jeunes et par une conférence. Comme l’a indiqué avec justesse Monsieur le Proviseur, l’objectif est de déconstruire une représentation qui s’impose à notre insu.

Merci à l’ensemble des intervenants pour leur accueil !

Trois héros à Reyniès

Il est toujours curieux de découvrir des héros « oubliés », des hommes et des femmes qui toute leur vie ont gardé une vraie modestie en dépit des exploits qu’ils ont réalisés si bien que parfois nos institutions ont « oublié » de leur accorder la reconnaissance que pourtant ils méritent.

C’est le cas de trois habitants de Reyniès, Gaston Rey, Paul Poidevin et Ernest Gentillet qui lors des inondations du 3 mars 1930 ont sauvé 79 personnes au péril de leur propre vie. Avec la barque de pêcheur de l’un d’eux, ils ont passé plus de 12 heures d’affilée à se battre conte le Tarn, dans le froid et la nuit à certains moments, pour sauver des flots des habitants dont les maisons ont été détruites par la violence de l’eau. Ce fut aussi le cas d’Adolphe Poult à Montauban, qui malheureusement en mourut d’épuisement.

Samedi dernier, la municipalité de Reyniès et Monsieur le Maire, Claude Vigouroux, dont nous savons combien il a à cœur de rendre cette justice du souvenir – c’est-à- dire de nous sensibiliser aux actes généreux et extraordinaires de citoyens « normaux » que l’histoire a parfois banalisés –  – ont décidé de rendre hommage à ces trois héros « oubliés ». Ce fut une cérémonie toute simple, mais très riche en émotions, en présence des descendants de ces trois héros et de nombreux habitants de la commune : les exploits de Gaston, Paul et Ernest nous furent racontés de la montée des eaux dans la journée du 3 mars, mettant en exergue la violence de la crue de 1930 qui dans notre département a tué 159 personnes et détruit plus de 2700 maisons. A l’issue du récit de ces journées de mars 1930, la municipalité a baptisé du nom de ses trois héros les berges du Tarn.

Reyniès porte à jamais la trace de cette montée des eaux, dans sa mémoire collective bien sûr mais de manière visible pour tout passant. Sur la photo ci-contre, on observe une ligne plus sombre sur la briquette de l’église : c’est la hauteur à laquelle est arrivée l’eau en 1930, inscrite pour toujours.