Interview croisée sur les dépenses publiques

Bien utiliser l’argent public et l’utiliser de manière « efficace », nous sommes tous d’accord, tout simplement parce qu’il s’agit des impôts des Français.

En revanche, utiliser cet argument pour transformer la politique économique de la France en une grande opération de coupes de ce que sont les services publics, ne me paraît pas pertinent ni politiquement ni économiquement. J’ai eu l’occasion de le dire au journal la Croix qui a organisé une interview croisée avec la députée de la majorité, Amélie de Montchalin.

Voici le lien vers l’interview croisée organisée et publiée par le quotidien la Croix

Question au gouvernement : affaire Benalla

Voici la question que j’ai posée au Premier Ministre mardi :

https://www.youtube.com/watch?v=ug0JOblsb3s&feature=youtu.be

Monsieur le Premier Ministre,


En l’espace d’une semaine, les Français et nous-mêmes avons appris l’existence de Monsieur Benalla, conseiller du président de la République, qui s’est fait passer pour un policier pour frapper un homme à terre. Depuis une semaine, quasiment chaque heure a été marquée par de nouvelles révélations, dont certaines laissent entendre que ces faits très graves ont été couverts au plus haut niveau de l’État.

Notre Assemblée n’a pas vocation à se substituer à la justice, mais il est de sa responsabilité absolue d’assurer que nos institutions fonctionnent parfaitement, sans passe-droit et sans traitement de faveur. C’est pourquoi, je remercie le Président de Rugy qui a fini par accepter le levier juridique proposé par les députés socialistes et apparentés, pour que cette commission d’enquête soit créée immédiatement. Sans quoi elle n’aurait pas vu le jour avant le mois d’octobre.


Depuis hier, nous assistons aux auditions : nous découvrons que le Ministre de l’Intérieur dit ne rien savoir, nous sommes rassurés de voir que les préfets et directeurs d’administration centrale ont un souci scrupuleux de mettre en œuvre avec rigueur les lois de la République : nous constatons par ricochet que des passe-droit aux règles de notre République sembleraient avoir été accordés depuis l’Elysée : manquement à l’article 40 du code pénal, dérogation aux règles de déontologie, usurpation d’insignes et de titres, …


Monsieur le Premier Ministre, vous êtes le chef d’une majorité qui veut avoir comme mot d’ordre l’exemplarité. L’exemplarité suppose aussi de gérer les problèmes lorsqu’ils surviennent. Aussi, seriez-vous d’accord pour que tous les membres concernés du cabinet du Président Macron rendent des comptes, ici, devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale ? Vous engagez vous à soutenir cette demande ?
Monsieur le 1er Ministre, « pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir », Montesquieu dans de l’Esprit des lois. Soyez donc ce pouvoir qui arrête l’abus de pouvoir, faute de quoi vous en porterez aussi la responsabilité.

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Congrès à Versailles

Avec 107 parlementaires, les groupes des  Députés Nouvelle Gauche et Les sénateurs socialistes et apparentés représentent la 3ème force politique du congrès réuni à Versailles.

Nous avons décidé d’assister au congrès car nous respectons les institutions. Mais nous ne sommes pas une chambre d’enregistrement et avons porté une parole pour exiger le respect de la démocratie et de la fraternité qui façonne la cohésion de notre pays.

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Vous trouverez ci-dessous :

Monsieur le Président du congrès,

Monsieur le Président du Sénat,

Monsieur le Premier Ministre,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mes chers collègues,

Vendredi dernier, une première s’est produite dans notre histoire. Pour la première fois, c’est le principe de « fraternité » que le Conseil constitutionnel a consacré pour déclarer contraire à la Constitution un article du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Pour la première fois, il a ainsi rappelé la portée de la fraternité au cœur de notre République de manière explicite : « Il ressort que la fraternité est un principe à valeur constitutionnelle », a-t-il écrit. Pour la première fois, une décision de l’autorité garante de notre Constitution est rendue au nom de la fraternité.

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