Sainte-Barbe à Laguépie

Crédit photo : Ludovic Sirmen via Facebook

Vendredi soir s’est tenue la traditionnelle Sainte-Barbe du centre de secours de Laguépie.

Sur les 25 centres de secours que compte notre département, 13 sont situés sur la 1ère circonscription et chaque année, j’ai la chance de participer à une dizaine de Sainte-Barbe. Ces Sainte-Barbe sont bien entendu un moment de convivialité, mais aussi l’occasion pour les sapeurs-pompiers volontaires de partager avec les élus des réflexions et demandes relatives à leur engagement, et pour nous élus d’entendre ces demandes et d’exprimer notre reconnaissance à chacune et chacun des sapeurs-pompiers. Il s’agit donc à mes yeux d’un moment très important.

Au fil des ans, on se rend compte que chaque centre imprime sa marque propre à sa Sainte-Barbe. Ainsi, celle de Laguépie est connue pour être un moment de franchise, où les attentes sont exprimées sans tabou par le chef de centre. Ma « première » fut en 2013, et je me souviens avoir été frappée par le côté « très direct » des échanges avec les élus (dont Jean-Michel Baylet, président du conseil départemental, qui était présent). Je trouve saine cette capacité à conserver un dialogue direct, qui ne passe pas par le filtre de la hiérarchie, et j’espère qu’elle sera conservée par les futurs directeurs du SDIS.

Parmi les réflexions abordées, je voudrais en partager ici quelques-unes :

  1. Sur les Jeunes Sapeurs Pompiers (JSP). Le Tarn-et-Garonne fait partie des meilleurs départements de France pour sa capacité à recruter des sapeurs-pompiers volontaires, via les JSP. Les jeunes qui s’engagent pour les JSP le font pour une période de 4 ans, et passent 4 heures chaque samedi en formation. C’est donc un engagement prenant, qui dans notre département connaît une grande réussite à la fois grâce à la motivation des jeunes et celles des formateurs. Je souhaite sincèrement les en remercier. J’espère que le centre sera de nouveau sélectionné pour retrouver une équipe de JSP.
  2. Sur le recrutement des sapeurs-pompiers volontaires et sur la pérennisation de l’engagement. On le dit souvent … parce que c’est une réalité. Dans les territoires ruraux, le centre de secours des sapeurs-pompiers joue un rôle central pour assurer le secours aux habitants. C’est complètement différent d’une ville où les habitants sont à moins de un quart d’heure du service des urgences. Parce que cette dimension-là est cruciale pour la vie dans nos territoires ruraux , il est indispensable de tout mettre en œuvre pour soutenir l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires.

A cette fin, nous avons voté fin 2016 une loi pour les sapeurs-pompiers, qui est entrée en vigueur en 2017, il y a eu plusieurs avancées :

  • Quand ils partent à la retraite, les sapeurs-pompiers volontaires reçoivent chaque année une « prestation de fidélité et de reconnaissance » à condition qu’ils aient cotisé. Cette prestation va va de 469 euros par an pour 20 ans de service à 1876 euros par an pour plus de 35 ans de service. Auparavant, il  fallait cotiser chaque année 57 euros pour pouvoir l’obtenir. Désormais, cette prestation est acquise sans cotisation. J’avais déposé un amendement pour que dès 15 ans de service, les sapeurs-pompiers puissent l’obtenir. Il n’a pas été voté mais je remonterai au créneau parce que je considère que s’engager pendant 15 ans représente une vraie mobilisation pour notre société.
  • Ensuite, j’ai ajouté dans cette loi la possibilité pour les sapeurs-pompiers volontaires de bénéficier du compte personnel d’activité, via un amendement que j’ai déposé et qui a été voté.Ainsi les heures passées en volontariat seront reconnues et comptabilisées dans le Compte Personnel d’Activité créé en juin 2016. Elles donnent droit à 20 heures de formation gratuite, soit pour envisager une reconversion professionnelle, soit pour approfondir un domaine professionnel particulier.
  • Je pense qu’il faut aller plus loin et avancer sur la possibilité d’obtenir des points gratuits de retraite. Je sais que la fédération des sapeurs-pompiers craignait que cela ne constitue un problème vis-à-vis des règles de l’Union européenne, mais je crois que désormais ils sont tombés d’accord sur le fait que ce n’était pas le cas.

Lors de cette Sainte-Barbe, plusieurs sapeurs-pompiers volontaires ont reçu une médaille et une évolution de grades. Je souhaite les en féliciter. Je me permets un petit clin d’œil amical à Marie-Pierre Palobart, promue lieutenant-colonel, avec 35 années d’engagement au sein des sapeurs-pompiers de Laguépie ! Et comme les sapeurs-pompiers sont une grande famille, son fils prend la relève !

Invitée de France 3 Midi Py

Jeudi soir, France 3 Midi-Pyrénées m’a invitée à son JT de 19h pour revenir sur la question des zones défavorisées. Voici ce que j’ai indiqué :

  1. J’ai remercié France 3 qui est la seule chaîne nationale à avoir relayé le combat des agriculteurs.
  2. Hier le ministère a annoncé que 345 communes retrouveraient leur statut de « zones défavorisées » sur les quelques 500 demandées pour l’Occitanie. Bien entendu, je ne serai rassurée que lorsque j’aurai vu la carte du ministère qui sera diffusée vendredi.
  3. Contrairement à ce que j’ai pu entendre, la bataille des ichn n’est pas qu’une histoire de subvention. Elle vise à faire reconnaître la spécificité de nos territoires. Quand on a une exploitation sur des pentes et avec des cailloux, on ne peut évidemment pas avoir les mêmes rendements qu’en plaine. Ceci doit donc être reconnu. 
  4. Sur le coût des dégâts. France 3 m’a évidemment demandé de réagir. J’ai indiqué que je ne soutenais pas les destructions ni les excès qui ont pu être constatés, car à la fin c’est toujours le contribuable qui paie. J’ai également regretté qu’en France, il faille souvent en passer par des démonstrations de force ce qui dénote d’un manque de dialogue. Dans le cas présent, l’administration du ministère de l’agriculture a été fermée à la discussion, ce qui de fait a poussé les agriculteurs à se mobiliser. Il faudra quand même parvenir un jour à avoir des échanges plus constructifs.


Voici le lien de la vidéo (à partir de 2’40) 

 

 

Conseil municipal du 6 février : le premier de l’année!

Communiqué Montauban Demain

Par Montauban Demain (José GONZALEZ, Arnaud GUITARD, Arnaud HILION, Valérie RABAULT, Carole SCHUMANN, Gaël TABARLY)

Retour sur ce premier conseil municipal de l’année 2018, avec notamment plusieurs délibérations sur des délégations de services publics ou des chantiers réalisés pour la ville.

Au vu des délibérations mises au vote, nous estimons que la majorité municipale se révèle insuffisamment combattive pour protéger les intérêts des contribuables montalbanais.

Ainsi, sur la place Prax Paris, un expert judiciaire a estimé que les fuites d’eau de la fontaine étaient de la responsabilité des constructeurs. Il a évalué à 95 000 euros les travaux à réaliser. La majorité municipale, pourtant prompte à saisir le tribunal à tout va, a accepté de transiger avec les grandes entreprises responsables des travaux pour un coût moindre que celui prévu par l’expert, et ce sans garantie donnée au conseil municipal sur la nature exacte des travaux réalisés puisque les devis, pourtant contractuels, ne nous ont pas été transmis malgré nos multiples demandes.

Autre sujet : les concessions de parking. La chambre régionale des comptes avait publié en décembre 2016 un rapport d’une grande sévérité sur la gestion de la concession par la majorité de Mme le Maire, lui reprochant de ne pas gérer au mieux l’argent des Montalbanais. Lors du conseil municipal, le 1er adjoint, Mr Levi, nous a grosso modo expliqué qu’il était trop compliqué de mettre en œuvre ce que demandait, pourtant avec bon sens, la chambre régionale des comptes.

Dernier exemple : une délibération a concerné la cession d’un chemin par la ville. Sur le plan financier, cette délibération n’a aucun impact significatif. Néanmoins nous considérons qu’elle donne un mauvais signal : en effet, deux riverains, dont la nièce de Mme le Maire, ont au fil du temps « privatisé » un chemin, sans en avoir le droit. La délibération concernée a consisté à « régulariser » cette situation : elle a été votée par la majorité municipale.

Enfin, a également été abordé le festival « Montauban en scènes », que Mme le Maire a créé en 2015 car elle estimait que la mairie dépensait trop d’argent pour des festivals qui avaient pourtant une vraie valeur culturelle et de création, et qui constituaient un vrai rayonnement pour Montauban : « Alors chante », le festival de jazz, et le festival de danse Danses en scène. Pour ce festival, le plan de financement présenté par Mme le Maire montre que le coût pour le contribuable montalbanais est 2 fois supérieur à celui qu’il était auparavant au travers des subventions accordées. Surtout, cet argent sert à rémunérer des grandes sociétés de production, alors qu’avant les subventions servaient à rémunérer de la vraie création.

En conclusion, nous souhaitons que la majorité municipale soit plus soucieuse des deniers du contribuable montalbanais.

 

Déclaration au PS82

Lors du conseil fédéral qui s’est tenu lundi 5 février à la fédération du PS82, j’ai informé les adhérents du PS82 que je ne déposerai pas ma candidature pour un 3ème mandat de  première secrétaire fédérale de la fédération du PS82.
Cette annonce correspond à la philosophie que je me fais de l’engagement militant et du non-cumul de mandats ou de fonctions dans le temps. Un parti vit de la vitalité et du renouveau militant, il est donc important que nous le mettions en oeuvre dans le 82.
Depuis quelques jours, l’ensemble des fédérations du PS ont ouvert la phase du congrès, c’est à dire celle qui vise, tous les 3 ans, à débattre  des orientations que nous voulons donner à notre parti et de la gouvernance que nous voulons adopter.
Le PS a été le premier parti politique en France à donner voix au chapitre à ses militants en matière de ligne politique, et d’élection au suffrage direct du premier secrétaire. Sur les territoires, le PS demeure encore l’une des rares formations politiques où les responsables départementaux sont élus, au suffrage direct, par les militants (dans la plupart des autres partis, les responsables départementaux sont « désignés » par la direction nationale). Cette vitalité de la démocratie interne est saine : elle vise à donner à celles et ceux qui souhaitent s’engager toute latitude pour faire entendre leur voix.