ICHN : j’ai demandé au Premier Ministre de sauver l’élevage

QAG 30012018

L’élevage est crucial pour notre département. Ce jour, j’ai interpellé le Premier Ministre pour lui demander 4 choses :

1. Venir voir un élevage en Tarn-et-garonne pour se rendre compte par lui même ;

2. Mettre son veto aux cartes des zones défavorisées simples publiées la semaine dernière ;

3. Demander un moratoire à l’Europe sur cette révision des cartes. Les Allemands et les Espagnols seraient d’accord. D’un point de vue économique, il faut une discussion globale avec la révision de la prochaine PAC ;

4. Sauver l’élevage français

 

Voici la question que j’ai posée ce jour au Premier Ministre à l’occasion de la séance des questions au gouvernement.

La vidéo est disponible ici

Le texte la question est ici :

Monsieur le Premier Ministre,

Un éleveur tarn-et-garonnais, avec 75 vaches laitières, travaille plus 10 heures par jour. Pour ce travail, il gagne à peine 400 euros nets par mois.

D’ici quelques jours, il risque de ne plus rien gagner du tout, et donc de devoir mettre la clef sous la porte et de faire face à ses créanciers.

Pourquoi ? A cause de la refonte de ce qu’on appelle les zones défavorisées simples. Avoir son élevage dans une zone considérée comme défavorisée donne droit à l’Indemnité Compensatrice de Handicap Naturel, dite ICHN. Cette ICHN, qui va de 6000 à 10 000 euros par an, est indispensable pour la survie de l’élevage dans nos territoires.

Depuis 18 mois, les organisations agricoles et les élus se battent pour maintenir l’ICHN là où elle est indispensable pour la survie de l’élevage. Nous avions obtenu des avancées.

Mais le 20 décembre et surtout vendredi dernier, l’administration du Ministère de l’agriculture a créé un séisme avec de nouvelles versions de cette carte des zones défavorisées.

Si ces versions sont confirmées, elles vont faire disparaître la moitié des élevages dans beaucoup de nos départements : le Tarn-et-Garonne – mon département -, le Gers, les Deux-Sèvres, es Landes, le Béarn, l’Ardèche…

Monsieur le Premier Ministre : vous devez empêcher cela ! Vous devez empêcher la mort de l’élevage français ! Vous devez empêcher les ronces de remplacer les vaches et nos territoires de se transformer en friche.

Aussi, Monsieur le Premier Ministre, je vous demande :

  1. De venir voir par vous-même ce qu’il en est, par exemple dans mon département de Tarn-et-Garonne ;
  2. De mettre votre veto aux cartes révisées annoncées la semaine dernière ;
  3. De demander immédiatement un moratoire à l’Europe, afin qu’une discussion globale ait lieu dans le cadre de la prochaine révision de la PAC ;
  4. De vous engager à sauver l’élevage français.

ICHN : ma lettre au Ministre suite à la réunion qui s’est tenue le 26 janvier

Ce vendredi 26 janvier, s’est tenue à Paris une réunion entre les représentants de la profession agricole et la  Direction Générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE), pour aborder une nouvelle fois la révision de la carte des zones défavorisées.

De cette réunion, il n’a rien débouché :

Parti socialiste : conseil national

Ce samedi 27 janvier, s’est tenu le Conseil national qui a entériné les candidatures à la fonction de premier secrétaire national du Parti socialiste.

J’entends ici ou là certains expliquer que des candidatures auraient été écartées. C’est en réalité assez désolant. Le PS est l’un des rares partis politiques à pratiquer depuis de nombreuses années la démocratie directe, c’est à dire celle qui permet à chaque militant de s’exprimer sur la ligne à adopter et d’élire le premier secrétaire national. En tant que parti, il a le droit de se fixer des règles de recevabilité des candidatures, règles votées par les militants. Ces règles prévoient qu’une candidature est recevable si elle dispose de parrainages correspondant aux signatures de 5% du conseil national (soit 16 signatures). Je crois que quand on a l’ambition de  briguer le suffrage des militants, il n’est pas incongru de commencer par obtenir 16 signatures de membres du conseil national.

La Fabrique (motion D), courant né lors du congrès de Poitiers avec Karine Berger, Yann Galut, Alexis Bachelay, et de nombreux camarades, disposait des 16 signatures de membres du conseil national nécessaires pour pouvoir déposer un texte d’orientation et avoir une candidature à la fonction de premier secrétaire national.

Depuis 2015, la Fabrique s’est construite autour de l’objectif de renouvellement, que ce soit dans sa représentation (mise en œuvre réelle de la parité, « nouvelles têtes » qui ont rejoint le Conseil national) ou que ce soit dans sa gouvernance (prise en commun de la grande majorité des arbitrages politiques de notre courant via des conférences téléphoniques régulières auxquelles étaient représentées entre 30 et 40 fédérations, décisions actées par des votes dans les fédérations pour lesquelles nous avons eu la responsabilité d’assurer le pilotage).

Dans le congrès qui s’ouvre, nous avons l’ambition de poursuivre cet objectif de renouvellement pour que notre parti puisse retrouver l’attractivité que ses idéaux et ses idées nous semblent mériter. Pour cela, nous avions 2 options : déposer un texte d’orientation avec un premier ou une première signataire qui aurait alors eu vocation à être candidat ou candidate à la fonction de premier secrétaire du PS (nous avions le nombre de signatures requises pour le faire), ou faire en sorte que cet objectif trouve un écho plus large. C’est cette seconde option que nous avons choisie, considérant que dans l’état actuel de notre parti, la priorité est à sa survie et que cette survie passe nécessairement par le rassemblement.

Nous avons fait le choix, également avec le mouvement des fédérations autour de son manifeste, de nous allier à Olivier Faure. Nous considérons qu’Olivier porte à la fois cette capacité de rassemblement et donne des gages de renouvellement que ce soit pour la gouvernance de nos fédérations qui ne peuvent pas rester dans un lien de subordination au national, que ce soit pour la mise en avant des nombreux talents que compte notre parti et qui ont parfois été bloqués, que ce soit enfin dans la capacité à dépasser les anciens schémas de pensée.

Nous pensons que pour ce congrès peu importe d’où nous venons, ce qui compte est là où nous voulons aller. C’est l’un des engagements pris par Olivier Faure. C’était aussi ce qu’avait dit François Mitterrand en octobre 1974 lors des assises du socialisme qu’il qualifiait de « confluent où se rejoignent des fleuves ». Il avait même ajouté : « Qui avait raison et d’où venait la source… l’histoire le dira. Mais je vous en prie, mes chers camarades, justifiez cet effort ».

 

 

Voeux du Secours Populaire 82

Jeudi soir, le Secours Populaire Français Fédération du Tarn et Garonne a présenté ses vœux pour 2018 autour d’une coque et d’une galette chaleureusement partagée avec de nombreux participants et participantes !

Nous y étions avec Cathie Bourdoncle-Larnaudie, conseillère départementale de Montauban

Merci à Frauciel Bernard, Francette Noel et à toute l’équipe !

ICHN

Amendement ICHN 25012018

Dans le cadre de la loi « droit à l’erreur », j’ai déposé un amendement sur l’ICHN.

Hasard du calendrier, c’est au lendemain de la grande manifestation que cet amendement a été discuté en séance à l’Assemblée nationale.

Tous les groupes parlementaires l’ont voté sauf celui de la majorité de la République En Marche : il y a eu 22 voix pour et 43 voix contre.

Voici le lien vers le résultat du scrutin

Voici la vidéo sur cet amendement