Comice agricole de Nègrepelisse

 

Je voudrais tout d’abord remercier le président Bourdoncle et l’ensemble des membres de l’association du comice, et notamment Madame Sylvie Faure, qui ont beaucoup travaillé pour que ce 167e comice ait lieu. Il est sans doute l’un des plus vieux de France… ce qui montre votre ténacité à avancer et à faire en sorte que l’agriculture puisse être célébrée comme elle se doit, que ce soit dans des heures difficiles ou dans des heures plus faciles.

Aujourd’hui nous sommes dans des heures difficiles, et je voudrais revenir sur trois points.

Le premier pour vous dire qu’il y a tout au long de l’année des dossiers que l’ensemble des élus ont à cœur d’accompagner. Aujourd’hui nous travaillons sur la grêle et le gel puisque le gel que nous avons eu en avril a été vraiment problématique pour l’arboriculture et est sans doute le plus violent que nous ayons connu depuis celui de 1991. Il est d’autant plus problématique que ce gel a été suivi de grêle au mois de juin, ce qui ce qui rendu les choses particulièrement difficiles pour les arboriculteurs de ce canton. Le président Bourdoncle l’a dit tout à l’heure : c’est ce qui explique que nous ne voyons pas derrière nous les stands de fruits que nous avons l’habitude d’avoir. Il y a des dédommagements qui sont permis par l’Etat. Ce sont des dossiers qui sont parfois longs, difficiles, avec des complexités administratives dans tous les sens. La préfecture et la Direction départementale des territoires ont à cœur de vraiment « dépatouiller » au mieux les dossiers pour qu’à Paris on puisse avoir gain de cause.

Au-delà de cet aspect conjoncturel, il y a des sujets de plus long terme. C’est le deuxième point que je voudrais aborder : le nouveau Président de la République a décidé de lancer des assises de l’agriculture, elles ont commencé hier et il y a 14 groupes de travail. Il est important que nous puissions nous faire entendre afin de ne pas laisser les autres décider pour nous. Dans les jours prochains je vais aller voir les uns et les autres pour que nous remontions des propositions tarn-et-garonnaises.

Si je vous dis cela c’est parce qu’au congrès de la FDSEA qui avait eu lieu à Montauban il y a quelque mois, je vous avais indiqué que la Commission européenne avait lancé une consultation sur la PAC « Que doit être la nouvelle PAC 2020 ? ». 6000 français ont répondu à ce sondage : des agriculteurs, des associations… A votre avis combien d’allemands ont répondu ? 33 000… soit 5 fois plus que nous. Et ce alors que, comme cela a été rappelé, nous sommes le pays d’Europe qui a la plus grande surface agricole. Cet exemple est révélateur de la mobilisation que d’autres affichent pour se faire entendre. Dès lors, il faut saisir l’opportunité de ces assises pour faire entendre notre voix. Je sais que cela demande de l’énergie et du temps. Mais je crois qu’il est important que pour ces assises nous fassions remonter des propositions qui émanent d’un département où il y a des exploitations de taille moyenne, où il n’y a pas que des exploitations de 400, 500 ou 600 hectares comme on peut voir dans la Beauce, où l’on peut vivre d’une agriculture familiale, comme on l’a vu sur le comice et comme on va le voir ce soir au marché gourmand qui est une excellente vitrine gustative pour tout ce qui se produit ici sur ce canton, pour que nous puissions défendre ces territoires et ces produits.

La dernière chose que je voulais ajouter c’est que dans moins de cinq jours il y a la rentrée scolaire. J’invite l’ensemble des parents et des enfants qui ont envie de bien manger à aller voir leurs élus pour leur dire que dans les cantines scolaires on peut aussi faire travailler les producteurs locaux.

Je sais qu’il y a des appels d’offres et que les procédures sont compliquées mais le Conseil régional d’Occitanie le fait au moins une fois par mois dans les lycées de la région, la Mairie de Toulouse le fait puisqu’elle distribue 130 000 repas dans ses cantines tous les jours, je crois que la Mairie de Montauban veut s’y mettre aussi…  Il faut que dans les collèges aussi vous puissiez dire à vos élus que vous voulez aussi pouvoir, au moins une fois par mois, manger 100% tarn et garonnais. dans nos collèges, nos lycées et nos écoles. C’est à la fois bon et utile pour les agriculteurs de notre département.

Je vous remercie

Nous demandons le maintien des emplois aidés

Avec le conseiller régional Patrice GARRIGUES et les conseillères départementales Dominique SARDEING-RODRIGUEZ et Cathie BOURDONCLE, j’ai adressé un courrier à la Ministre du travail suite à la décision du Gouvernement de réduire drastiquement les créations d’emplois aidés.

En appliquant au Tarn-et-Garonne la baisse annoncée au niveau nationale, ce sont environ 600 emplois aidés dont la création est remise en cause pour 2017. Cette décision affectera sévèrement nos communes et l’ensemble des associations sportives, culturelles, etc…qui recrutent des animateurs grâce à des contrats aidés.

Aussi, face à l’absence de concertation et à la soudaineté de la décision gouvernementale, nous demandons à la Ministre de maintenir pour 2017 l’enveloppe d’emplois aidés de manière identique à celle de 2016.

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« A quoi sert la réserve parlementaire » ? Épisode 10 : le soutien aux associations de lutte contre le racisme, l’homophobie

En 2016, 25 députés (de droite et de gauche) ont fléché 158 100 euros vers 25 associations de lutte contre le racisme et l’homophobie.

Cette série de 10 épisodes prend fin. Elle visait à montrer ce à quoi a servi concrètement la réserve parlementaire, au-delà des quelques exemples emblématiques qui font parfois les choux gras de la presse.

Ces 10 épisodes montrent qu’en moyenne ce sont de « petits » montants qui sont accordés à des petites associations ou à de petits clubs qui bien souvent passent « sous les radars » des allocations décidées à Paris.

… on pourrait continuer la série longtemps avec le rugby, le secours populaire, le tennis, la pétanque, les comités des fêtes…. A suivre peut-être.

Le revirement sur les cotisations sociales

Pendant la campagne présidentielle, le Président de la République a annoncé vouloir redonner du pouvoir d’achat aux salariés en baissant leurs cotisations sociales.

En échange de cela, il a proposé une augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG) pour tout le monde.

Ainsi l’équation devait être la suivante ;

  • Pour les retraités : hausse de la CSG non compensée par une baisse de cotisations. Pour un retraité avec 1300 euros de pension, la hausse de la CSG aurait représenté 265 euros à payer en plus par an (plus la retraite est élevée, plus ce montant augmente), donc une baisse de pouvoir d’achat
  • Pour les fonctionnaires : idem, la hausse envisagée de CSG n’est à ce stade pas compensée, donc une baisse de pouvoir d’achat.
  •  Pour les salariés, il devait y avoir : baisse de 3,15 points de cotisation sociales sur le salaire brut + hausse de CSG de 1,7 point (sur l’assiette de la CSG, c’est à dire proche de 104% du salaire brut).

Or les annonces de ce jour pour les salariés ne correspondent pas à ce qui a été envisagé. Ainsi la hausse de la CSG serait appliquée comme prévue au 1er janvier 2018, mais la baisse de cotisations sociales se ferait en 2 temps…on peut supposer qu’elle se ferait pour moitié en 2018 (mais sur ce point on n’a pas d’information precise). Si tel était le cas, tous les salariés seraient perdants.

Par exemple pour un salarié qui gagne le SMIC : hausse de CSG + seulement la moitié de baisse de cotisations sociales par rapport à ce qui a été envisagé = baisse de pouvoir d’achat de 30€ par an.

  • Pour les indépendants : pas d’information.

Au final, tous les ménages français, qu’ils soient retraités, salariés, ou fonctionnaires seraient perdants.

Une rentrée sans emploi aidé? Quelles consequences pour le 82?

La rentrée s’annonce très difficile en Tarn et Garonne suite à l’annonce du Gouvernement de supprimer les contrats aidés habituellement créés.

Cette annonce nous fait craindre en effet :
– que les enfants qui souffrent d’un léger handicap ne puissent plus bénéficier des Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) qui leur assurent des heures d’accompagnement à l’école, au collège et au lycée afin qu’ils puissent mener le plus normalement possible leur scolarité ;
– que les associations sportives et clubs n’aient plus les moyens de recruter tous leurs entraîneurs (un certain nombre sont habituellement recrutés via des contrats aidés), ce qui les empêchera de proposer du sport aux enfants ;
– que les associations qui par exemple assurent le portage de repas aux personnes âgées, isolées soient contraintes de réduire leur activité faute de ces contrats ;
– que des artisans qui accueillent pendant quelques semaines des personnes sans emploi dans le cadre du programme « mise en situation en milieu professionnel » ne puissent poursuivre cette insertion habituellement prolongée avec des contrats aidés ;
– que les municipalités ne puissent plus recruter d’animateurs pour encadrer les activités périscolaires des écoliers.
Depuis 2012 dans notre département, 2200 contrats aidés sont créés en moyenne chaque année : plus de 500 sont utilisés par les associations et clubs sportifs, plus de 500 bénéficient aux collectivités locales, près de 350 sont destinés aux écoles, collèges et lycées et plus de 300 reviennent aux établissements sanitaires publics.

A ce jour, on estime que plus de 600 de ces contrats ne seront pas créés en 2017 du fait de l’annonce du Gouvernement. Ce chiffre est inédit : il va mettre sur le carreau de nombreuses personnes à qui l’engagement d’un emploi aidé avait déjà été donné et va fragiliser avec une ampleur inégalée le service que rendent aux Tarn-et-Garonnais les collectivités locales, les associations et l’Education nationale pour le soutien aux élèves. En