Conseil national du PS

Moins d’une semaine après la débâcle aux législatives, le PS a tenu à Paris son conseil national, c’est à dire qu’il a réuni son parlement. La plupart des orateurs et oratrices qui se sont succédé à la tribune ont évoqué quelques pistes pour envisager la reconstruction du PS. Mais à ce stade, ce ne furent que quelques pistes.

Pour ma part, je ne suis pas allée sur ce terrain, j’ai préféré aborder la question du positionnement à définir vis à vis de la majorité présidentielle, qui dans l’immédiat va se traduire à l’Assemblée nationale par le vote ou non de la confiance au Gouvernement.

Depuis plusieurs mois, de nombreux Français nous disent – à raison –  qu’on ne comprend pas ce que veut le PS. Et pour cause, il y a d’un côté la parole des frondeurs, de l’autre celle des « légitimistes », … et parfois même il n’y a pas de parole du tout, comme cela il n’y a rien à comprendre. Ceci est désastreux. C’est pour mettre un terme à cette situation mortifère qu’avec plusieurs militants nous avions proposé la démarche de la Fabrique qui s’articulait autour de 2 principes : le groupe majoritaire à l’Assemblée a vocation à soutenir le Gouvernement ; le PS doit conserver sa liberté de proposition même si certains des siens sont Ministres, ces propositions devant être actées par un vote. Rien de tout ceci ne s’est pas passé comme cela : des oppositions au gouvernement se sont exprimées dans le groupe majoritaire ; le PS n’a jamais formulé de propositions autonomes qu’il aurait pu discuter et négocier avec le Gouvernement.  Résultat des courses : un beau brouhaha.

Pour éviter que cette situation ne se reproduise à l’occasion du vote de la confiance au Gouvernement, j’ai indiqué hier au Conseil national que je souhaitais que les députés du groupe socialiste puissent avoir le même vote à l’Assemblée nationale. Aujourd’hui 3 souhaitent voter la confiance, certains souhaitent s’abstenir, d’autres voter contre. Dès lors, afin d’avoir une chance de réconcilier toutes les positions, j’ai proposé l’abstention.

Cette abstention revient à ne pas voter la confiance, tout simplement parce que parmi les propositions du Gouvernement il y a la hausse de la CSG notamment pour les retraités, et qu’on ne peut soutenir une telle hausse telle qu’elle est calibrée aujourd’hui. Ceci revient aussi à dire que nous sommes prêts à mettre des propositions constructives sur la table, qui protègent le pouvoir d’achat.

Le vote sur la confiance doit intervenir le 4 juillet. D’ici là, il y aura à n’en pas douter encore beaucoup de discussions….

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s