Train de la présidentielle à Montauban

Ce matin, inauguration de l’arrêt en gare de Montauban du Train Expo de la présidentielle en compagnie du Maire d’Auty Gérard Craïs, de la conseillère départementale Cathy Bourdoncle et du Président des maires du 82, Francis Labruyère.
 
Initié par France Télévisions, Radio France, l’INA, le groupe Randstad et la SNCF, ce train-exposition retrace sur 3 voitures l’histoire des élections présidentielles de la Vème République, de 1958 à nos jours. Au menu, de nombreux panneaux explicatifs et archives de l’INA permettant de parcourir avec curiosité les différentes campagnes électorales!
 
La visite guidée s’est achevée dans une magnifique voiture-bar d’époque de Mistral (train qui assurait la liaison Paris-Nice jusqu’en 1981).. 
Merci à tous ceux qui ont contribué à ce projet et en particulier à l’INA pour son remarquable travail de mise en valeur de notre patrimoine audiovisuel qui permet aux plus jeunes (et aux moins jeunes!) de (re)découvrir l’histoire de notre pays sous un angle nouveau. L’exposition est visible jusqu’à ce soir 19h. En plus de Montauban, le train fera étape dans 3 autres villes d’Occitanie : Toulouse, Sète et Montpellier.

Jean-Pierre CAVE

C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de Jean-Pierre CAVE.

L’annonce de sa disparition sonne pour nous, Tarn-et-Garonnais, comme un choc tant Jean-Pierre Cave a compté pour Montauban et notre département, et tant la maladie qui l’a affectée depuis quelques années s’est acharnée de manière injuste et impitoyable.

J’ai fait la connaissance de Jean-Pierre CAVE en 2012, d’abord à l’occasion de l’inauguration des Floralies. Puis, peu après mon élection, il m’a reçue dans son bureau de la clinique Cave. D’emblée, je remarque la sculpture installée à côté de lui : un buste de Beethoven. « C’est Beethoven car il était sourd ! « . C’est ainsi que la conversation a commencé, avec ce clin d’œil tout en finesse à l’image de l’élégance qu’il dégageait. Elle s’est poursuivie deux bonnes heures, à bâtons rompus, sur la manière dont on peut faire bouger les lignes en politique et sur le rôle et l’influence que peut avoir un député « de base » à l’Assemblée nationale, au-delà des enjeux politiciens qui bien souvent brident toute initiative. La discussion fut passionnante : c’était de la « vraie politique », c’est à dire celle qui se définit des objectifs ambitieux, une vision pour son territoire et qui ne se complaît pas dans les petites mesquineries.

Avancer, construire, créer : ce fut la force de Jean-Pierre CAVE. Il a développé sans relâche la clinique créée par son père, s’appuyant sur les vocations de chirurgiens au sein de sa propre famille ….si bien qu’aujourd’hui la clinique Honoré Cave compte parmi les fleurons français en ORL et en ophtalmologie. Cette success story est impressionnante et pour le Tarn-et-Garonne elle représente une vraie fierté.

Avancer, toujours ! Telle aurait pu être sa devise d’entrepreneur passionné. Ainsi, ce fut la Pinède créée il y a 10 ans, puis les Floralies 5 ans après.

Avancer…oui, mais toujours avec une grande humanité !

Le Tarn-et-Garonne perd un grand monsieur, proche des gens, attentif aux autres et fidèle en amitié.

A son épouse Florence, ses 4 enfants, sa sœur et sa famille, j’adresse mes sincères et amicales condoléances.

 

19 mars 1962 – 19 mars 2017

 

A Montauban lors de la cérémonie départementale

Avec Maurice Correcher, maire de Nègrepelisse et Patrice Garrigues, conseiller régional

Ce 19 mars 2017 marque le 55ème anniversaire du cessez le feu de la guerre d’Algérie, instauré par les accords d’Evian.

C’est en 2013 que la commémoration de cessez le feu s’est tenue pour la 1ère fois de manière officielle un 19 mars. Ceci a été rendu possible par la loi votée le 6 décembre 2012  qui instaure le 19 mars comme Journée Nationale du Souvenir et de Recueillement à la mémoire des Victimes civiles et militaires de la Guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

Cette reconnaissance est le fruit du combat porté pendant par la FNACA pendant de longues années. Je sais que le choix de cette date suscite questions et débat auprès de certaines associations d’anciens combattants. Il ne s’agit évidemment pas de blesser les uns ou encore de nier que des combats, des crimes et des actes odieux ont été commis après le cessez feu établi par les accords d’Evian. Il ne s’agit pas de nier  la souffrance de certains, en particulier les rapatriés et les harkis. Il s’agit d’acter, comme pour toutes les guerres, une date officielle d’un cessez le feu.

Tout au long de cette journée, les prises de paroles se sont inscrites dans une volonté d’apaisement et de rassemblement, autour de nos valeurs républicaines.