Primaires citoyennes de la Belle Alliance Populaire : j’apporte mon soutien à Vincent Peillon

Le dépôt des candidatures ce jour donne le vrai signal de départ des primaires de la Belle Alliance Primaire. Je fais partie de ceux qui ont voulu ces primaires, car elles sont à mes yeux le seul moyen d’arriver unis à l’élection présidentielle. Cette unité est cruciale, elle est d’ailleurs la condition absolue pour pouvoir être qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle et faire en sorte que ce second tour ne soit pas un faux semblant entre la droite et l’extrême droite qui laisserait les Français au bord du chemin.

Si l’unité est indispensable, elle ne se décrète pas, et s’improvise encore moins. Elle doit s’incarner par des actes et un comportement, par la crédibilité de l’action publique engagée. J’ai choisi de soutenir Vincent Peillon parce qu’au regard de ses actes et de son positionnement, je le crois capable de rassembler toutes les forces de gauche. Je le crois capable d’obtenir, dans le respect de ses convictions de social-démocrate, un point d’équilibre entre toutes les composantes de la gauche.

La primaire de 2017 départagera des personnalités, elle doit aussi départager des idées et des lignes politiques parce que les Français veulent savoir ce que nous avons à leur proposer pour les 5 années à venir. Au sein du courant la Fabrique du Parti socialiste, nous avons travaillé depuis l’été à un programme, qui a été validé par l’ensemble des militants qui nous ont rejoints. Ce programme s’articule autour de 5 piliers, déclinés en propositions concrètes : l’engagement européen, l’exemplarité politique, la réforme démocratique (avec la suppression du 49-3), l’identité dans la République française, et l’urgence sociale et économique. Depuis l’automne, nous avons soumis ces propositions aux candidats à la primaire, déclarés ou pressentis. Vincent Peillon est le seul à nous avoir indiqué vouloir faire siennes la plupart de ces propositions.

Entrer dans les primaires citoyennes, c’est y porter des propositions intelligentes. De ce point de vue, Vincent Peillon me paraît être celui qui y parviendra.

ICHN : un nouveau soutien

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L’Indemnité Compensatrice de Handicap Naturel (ICHN) a reçu de nouveau le soutien des députés mercredi 7 décembre dans le cadre de la discussion budgétaire.

Cette indemnité est malmenée depuis quelques semaines par la Commission européenne qui voudrait revoir la carte des zones défavorisées simples, c’est-à-dire celles qui bénéficient de l’ICHN. La première mouture de cette nouvelle carte s’est révélée particulièrement injuste pour le Tarn-et-Garonne, et des discussions constructives sont en cours avec le Ministère de l’agriculture pour parvenir à une solution plus équitable. Le 23 novembre, j’ai fait voter, avec le soutien de nombreux collègues, à l’Assemblée nationale un article dans la loi de finances qui oblige à retrouver dans la carte des zones défavorisées simples les communes qui y figuraient et où l’élevage constitue une activité économique essentielle.

Mercredi 7 décembre, l’ICHN est revenue dans le débat parlementaire à l’initiative du député radical Joël Giraud. L’objectif est qu’elle ne soit pas comptabilisée dans le revenu fiscal des agriculteurs… comme cela était le cas auparavant. L’ICHN sert à compenser les conséquences d’un handicap naturel qui empêche d’avoir de gros rendements, ce qui limite les revenus des agriculteurs. Il nous a donc semblé indispensable que ce caractère puisse être conservé, notamment au travers de la fiscalité. A l’issue d’un débat animé, nous avons réussi à arracher une courte majorité pour que l’ICHN soit déduite du revenu fiscal des agriculteurs.

Lien vers le compte rendu de la séance du 7 décembre