13 avril : mon intervention au Conseil National du PS

CN 13042013

Chères et chers camarades,

Suite à la visite des représentants syndicaux de PSA Peugeot d’Aulnay, je voudrais commencer par quelques réflexions inspirées par notre histoire. Lors que Léon Blum est arrivé au pouvoir en 1936, les premiers mois de son mandat ont été marqués par des occupations d’usine. Car toujours, c’est la gauche qui a libéré la parole. Et aujourd’hui, c’est encore elle qui le fait.

Nous savons, toutes et tous dans cette salle, ce que nous devons au Front Populaire. Nous savons toutes et tous ce que nous devons aux grandes avancées qu’il a permises à notre société. Nous savons que c’est la détermination et la volonté politique qui ont permis d’ancrer ces avancées dans le réel. L’évocation de cette période nous rappelle aussi que l’histoire du Parti Socialiste, c’est de parler au nom des ouvriers et des salariés.

C’est notre mission dans le parti, c’est aussi notre mission au gouvernement.

Beaucoup ici ont avant moi évoqué ce le travail mené par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Je voudrais revenir ici sur les quelques réformes qui font que notre pays est regarder comme « chef de file » de nombreux progrès. Cette notion de « chef de file » n’est pas qu’une vue de l’esprit, c’est ce que j’ai entendu il y a 2 jours à peine à Copenhague au cours d’une réunion sur la relance de la croissance rassemblant socialistes et socio démocrates européens. J’y ai même entendu que sur les 2 années qui viennent de s’écouler, deux événements étaient considérés comme majeurs pour notre futur : la ré-élection de Barack Obama et l’élection de François Hollande.

C’est dire si la France est regardée, c’est dire aussi si elle est attendue par de nombreux Européens.

Mes chers camarades, la France est le 1er pays au monde à avoir voté une réforme qui vise à ré-organiser le fonctionnement des banques, afin que l’argent public ne puisse plus être utilisé pour renflouer des activités spéculatives.

La France est le 1er pays au monde à demander à ses banques de rendre transparents le chiffre d’affaires qu’elles réalisent dans chaque pays, ainsi que le nombre de salariés y travaillant. Avec cette première étape, elle devient en Europe le chef de file de la bataille contre les paradis fiscaux, le chef de file qui veut mettre un terme à leur choquante impunité.

Ces avancées, nous avons peut-être tendance à ne pas en mesurer suffisamment la portée, du fait de l’ampleur des difficultés que connaît le pays. Mais au-delà de nos frontières, elles sont regardées comme très significatives.

Nous avons peut-être tendance à les sous-estimer, parce que dans beaucoup d’esprits, le principal débat tourne autour des 3%. Se fixer comme objectif la réduction de notre déficit à 3% de notre PIB, c’est regagner notre liberté. C’est faire en sorte que nous ne soyons pas prisonniers de notre propre dette. La présidence de Nicolas Sarkozy nous a légué une dette qui augmente toute seule, de manière incontrôlée. Ceci nous met en position de faiblesse, car nous sommes sans cesse contraints de trouver des gens pour nous prêter, et nous prêter toujours plus. Parce qu’il y a jusque-là une confiance dans ce que nous faisons, la France est en mesure d’emprunter à des taux qui n’ont jamais été aussi bas, ce qui facilite un peu les choses.

Cet objectif des 3% doit être mené avec l’objectif encore plus crucial de création de croissance, pour faire reculer le chômage et permettre au pouvoir d’achat d’augmenter. C’est pourquoi il n’est sans doute pas interdit de se donner un souffle en adaptant au mieux le rythme de réduction afin de maintenir notre cap sur la croissance et la création d’emplois, afin aussi de préserver la justice sociale qui est notre boussole.

Si à court terme, c’est bien le redémarrage de la consommation qui pourra faire repartir la croissance ; à moyen terme, elle repartira si nous savons investir aujourd’hui. C’est pour nous un devoir absolu, surtout lorsqu’on constate les dégâts sur l’emploi que nous subissons aujourd’hui faute d’investissement il y a quelques années. C’est le sens des plans d’investissement récemment annoncés notamment pour l’équipement de nos territoires en connexions haut débit.

Chères et chers camarades, poursuivons le combat !

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