Commémoration du 19 mars 1962

Comme chaque année, j’ai participé aux cérémonies organisées en Tarn-et-Garonne pour commémorer le 19 mars 1962, date de l’accord de cessez-le feu de la guerre d’Algérie.

Ces cérémonies sont particulièrement émouvantes, parce qu’elles sont suivies par beaucoup d’anciens combattants qui ont été en Algérie, soit comme appelés, soit comme rappelés, soit comme militaires engagés, ce qui n’est quasiment plus le cas pour les commémorations du 11 novembre et du 8 mai. Il y a donc un témoignage humain bien vivant, silencieux le plus souvent, mais dont le regard traduit une émotion intense qui inspire un immense respect. La guerre d’Algérie a fait dans les rangs français entre 25 000 et 30 000 morts, et 70 000 blessés. Les histoires humaines liées à ces morts et blessés resteront pour certaines tues à jamais, d’autres se révèlent doucement au fil des ans. C’est une page de notre histoire de France qui n’est pas encore assez connue.

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A Laguépie, dimanche 17 mars 2019 : au cours de la cérémonie, Madame la Maire a dévoilé une oeuvre réalisée par le sculpteur Bernard Mages, dédiée aux victimes de la guerre d’Algérie

Crédit photo : Sapeur-pompier 1ère classe Hadrien Coisne

A Caylus, dimanche 17 mars 2019, discours de Monsieur le Maire

A Saint-Vincent d’Autéjac, mardi 19 mars 2019, avec Gérard Craïs, député suppléant et maire d’Auty. En amont de la cérémonie, nous remontons la très belle allée de platanes qui relie la mairie et le monument aux morts.

A Caussade, mardi 19 mars 2019, avec Gérard Craïs, député suppléant et maire d’Auty

A Montauban, mardi 19 mars 2019 avec Patrice Garrigues, conseiller régional, Cathie Bourdoncle, conseillère départementale et Arnaud Hilion, conseiller municipal

 

 

Montauban, Toulouse : 11, 15 et 19 mars 2012

11, 15 et 19 mars 2012 à Montauban et Toulouse : les vies d’Imad, Abel, Mohamed, Myriam, Jonathan, Gabriel, Arieh fauchées par la folie meurtrière d’un terroriste radicalisé, celle de Loïc gravement abîmée. Ils sont pour toujours dans nos mémoires. La lutte contre le fléau terroriste doit se poursuivre sans relâche et sans faiblesse

Non à la privatisation d’Aéroports de Paris

Photo séance PACTE

Hier à l’Assemblée nationale, je suis revenue à deux reprises sur la privatisation d’Aéroports de Paris voulue par le gouvernement et à laquelle je suis fermement opposée.

Tout d’abord dans l’après-midi lors des questions au gouvernement où j’ai interpellé le Premier Ministre pour lui demander de renoncer à privatiser Aéroports de Paris. Avec cette privatisation, le gouvernement commet 3 erreurs magistrales :
1) Il détourne le pouvoir que lui ont confié les Français en matière d’aménagement économique du territoire national et de Paris. Aéroports de Paris n’est pas une entreprise comme les autres : elle est stratégique ;
2) Il dépossède les Français de leur patrimoine ;
3) Il rabaisse l’Etat qui, chaque fois qu’il s’est mis en position de devoir négocier avec le privé, a perdu la main. L’exemple le plus criant est celui de l’aéroport de Toulouse : en 2015, Emmanuel Macron l’a vendu à des investisseurs chinois. Depuis, c’est un fiasco permanent, à tel point que le Rapporteur public de la cour d’appel de Paris recommande de déclarer nulle la privatisation

Puis hier soir lors de la discussion sur le projet de loi PACTE. Voici ce que j’ai notamment indiqué :
1) Le gouvernement cherche entre 200 et 250 millions d’euros par an pour les investir dans l’innovation de rupture. Avait-il absolument besoin de privatiser pour cela? La réponse est non. Il suffisait de modifier la loi pour flécher vers cet objectif les 160 millions d’euros de dividendes d’Aéroports de Paris et les 90 millions de la Française des jeux versés chaque année à l’Etat ;
2) Cette privatisation va placer la France parmi les exceptions européennes en matière de structure du capital des aéroports. La très grande majorité ont fait le choix de garder la main sur leurs aéroports, tout simplement parce qu’ils ont bien compris qu’il s’agit là d’un outil stratégique ;
3) Cette privatisation comporte un risque majeur pour l’aménagement du territoire, inhérent au modèle économique aéroportuaire. Aujourd’hui la puissance publique maintient cet équilibre. Demain qu’en sera-t-il?
4) Enfin, j’ai rappelé le précédent de l’aéroport de Toulouse, dont la privatisation décidée par Emmanuel Macron en 2015 a mis l’Etat en position de faiblesse. Cette faiblesse est telle que le Rapporteur public de la cour d’appel de Paris recommande désormais de déclarer nulle cette privatisation.

Les vidéos de mes interventions sont à retrouver en cliquant ici et ici

 

Jean Guthmüller

Photo qui date de  2013 : de gauche à droite Gérard Craïs (maire d’Auty, devenu depuis député suppléant), Valérie Rabault, Jean Guthmüller (maire de Vazerac jusqu’en 2014), Guy Hébral (maire de Molières jusqu’en 2014 et ancien conseiller général), Maïté Luengo (adjointe au maire de Puycornet), Jean-Claude Hébrard (maire de Labarthe, décédé depuis)

Samedi 2 mars, Jean Guthmüller, qui fut maire de Vazerac pendant 15 ans, de 2001 à 2016, s’est éteint. C’est une grande tristesse.

Jean Guthmüller, est avant tout une voix, une voix grave, calme, posée et rassurante qui traduit tout à la fois la profondeur de la réflexion et la chaleur de l’humanité. Aujourd’hui, c’est cette voix que nous n’entendrons plus et qui nous manque déjà.

Une voix au regard malicieux, qui va de l’avant. Aller de l’avant aurait pu être sa devise tant il a construit que ce soit au lycée Bourdelle et bien sûr à Vazerac. Un ancien élève disait de lui que « partout où il passe, il transforme ». C’est vrai. Chez Jean, il y a l’obsession de préparer en permanence l’avenir, et de ne jamais se laisser bercer par le ronron du présent. A Vazerac, on lui doit un soutien inconditionnel à la Grange où il aimait tant à emmener ses visiteurs, la très belle extension de l’école, les lotissements, la volonté d’aménager le centre bourg, …

Pour réussir tout cela, il faut déployer une volonté de fer et une immense énergie, tant les embûches administratives peuvent être tenaces.

Ne jamais se soumettre aux contrariétés mais en rire aussi. Je me souviens de discussions à bâton rompus où nous finissions par rire des absurdités de quelques règlements administratifs, plutôt qu’avoir à se lamenter du mépris pour les campagnes que nourrissent quelques technocrates parisiens. Cet humour et ce rire malicieux n’étaient peut-être pas ce que l’on découvre au premier abord chez cet homme sérieux et rigoureux, mais c’était un vrai rire.

Chez Jean, il y a aussi la générosité, celle qui consiste à donner sa chance à chacune et chacun parce qu’il croit fermement au génie humain, tout en étant inquiet – comme sur le qui vive – de certaines évolutions de notre société. Jean est celui qui incite chacune et chacun à se dépasser, à s’ouvrir aux autres… non pas en pensant que l’herbe est plus verte ailleurs, mais en pensant que le monde mérite d’être connu. Jean a travaillé à l’ambassade de France à Berlin, en Afrique…. toujours avec l’idée de porter le drapeau de la France, c’est à dire en montrant aux autres ce que nous avons de meilleur et ce que nous sommes capables de faire, mais toujours avec un grand respect de l’autre et sans sectarisme.

Que le souvenir de sa générosité, que le souvenir de sa voix, que le souvenir de sa volonté à inviter chacune et chacun à repousser ses propres limites continuent à vivre très longtemps dans nos mémoires.

Au revoir Monsieur le Maire