Aéroports de Paris : non à la privatisation via un référendum d’initiative partagée

 

Mardi 9 avril, 248 parlementaires ont déposé une proposition de loi, référendaire, visant à empêcher la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP).

Pourquoi faut-il empêcher la privatisation d’ADP ?

  • La privatisation d’ADP est une aberration économique :
    • Le chiffre d’affaires et les bénéfices d’ADP sont en constante augmentation depuis 10 ans ;
    • En 2019, l’Etat va percevoir 185 millions d’euros de dividendes grâce à ADP !
    • ADP, c’est 571 000 emplois directs ou indirects et 1,4%du PIB national .
    • Ne privatisons pas un joyau économique, un pourvoyeur d’emplois !
  • La privatisation d’ADP est une erreur stratégique :
    • ADP, c’est plus de 100 millions de passagers chaque année, ce qui en fait une véritable frontière extérieure ;
    • ADP, c’est un aménageur, le propriétaire d’un domaine foncier de près de 7 000 hectares soit 1,5 fois la ville de Bordeaux ou 10 000 terrains de football ;
    • Dans une pure logique de profit, les petites lignes aériennes, qui font le maillage de notre territoire, risquent d’être fermées ;
    • Ne privatisons pas une frontière extérieure, un aménageur de territoire !

En quoi consiste le référendum d’initiative partagée ?

Il y a 3 étapes :

  • La 1ère nécessite d’obtenir au moins 185 signatures de parlementaires pour pouvoir déposer auprès du Conseil constitutionnel la proposition de loi visant à rendre ADP non privatisable. Cette 1ère étape est réalisée puisque nous avons obtenu 248 signatures.
  • La 2ème étape consiste à obtenir le « go » du Conseil constitutionnel. Ce dernier dispose d’un mois pour dire si oui ou non le sujet de la proposition de loi fait bien partie des sujets qui peuvent faire l’objet d’un référendum, tels que prévus par la Constitution.
  • La 3ème étape s’enclenche à partir du moment où le Conseil constitutionnel a validé que le sujet proposé pour le référendum faisait bien partie de la liste des sujets possibles pour un référendum. Une fois cette validation obtenue, le Ministère de l’intérieur doit mettre en ligne un site Internet permettant de recueillir les signatures des Français qui souhaitent demander un référendum. Il est également possible d’aller signer en mairie. Cette étape dure 9 mois et pour être fructueuse doit se conclure avec l’obtention de signatures émanant de 10ù du corps électoral (soit entre 4,5 et 4,7 millions de signatures).

 

Ce que dit la presse de notre démarche de RIP :

 

 

28ème journée du livre politique

Exceptionnellement, je suis un samedi à l’Assemblée nationale pour la 28ème édition du livre politique organisée par Lire la Société dont la présidente fondatrice est Luce Perrot Lirelasociété.

Cette journée comporte :
– des signatures de livres par près de 150 auteurs ;
– la remise du prix des députés et de celui du prix du libre politique ;
– de débats sur le thème « 2019 : nos libertés en danger?. Après le mot introductif de Luce Perrot, la journée a commencé avec l’intervention fabuleuse de Richard Malka, écrivain et avocat (entre autres de Charlie Hebdo). Si vous avez quelques minutes, je vous invite vivement à écouter son intervention (à partir de la minute 13’50 de la vidéo ci-dessous). Pour ma part, j’ai participé à la table ronde « demande d’autorité, revendications identitaires : mêmes combats ? « 

Toute la journée, LCP retransmet en direct sur le canal 13 les débats. Voici le lien vers la vidéo de la table ronde à laquelle j’ai participé, avec
http://www.lcp.fr/…/293175-journee-du-livre-politique-premi…

Ma collègue Cécile Untermaier est intervenue l’après-midi, à la table ronde « XXIème siècle, la grande fatigue démocratique ? »

Face aux impasses libérales et nationalistes, le cap social-démocrate que nous défendons pour l’Europe

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A l’occasion de la création de l’Assemblée parlementaire franco-allemande qui se réunit pour la première fois ce lundi à Paris, Andrea Nahles, présidente du parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) et présidente du groupe SPD au Bundestag, et moi-même publions dans Le Monde et le Frankfurter Allgemeine Zeitung une tribune sur le cap social-démocrate que nous défendons pour l’Europe face aux impasses libérales et nationalistes.
La tribune est à retrouver aux liens suivants :